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DOWNER - Jaspe
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Message Sujet: i am sleepwalking on an ocean of happiness that i cannot baptize myself in (remi)    22.12.17 19:47



Remi Grisha
My mother tells me I am a bird, but when she says I am a bird, she means the whole world is my cage

DOWNER
JASPE
INGENIEUR (interdisciplinaire)
29 ans
EN COUPLE
Ft. richard madden

MAKE IT COUNT

Remi, c’est l’espoir qui traverse l’obscurité. C’est un gamin venu des entrailles de la terre, le fruit d’une femme labourant sa chair et d’un homme devenu exsangue à force de se saigner à blanc. Le Grisha est un rêveur, amer empereur d’espoirs déçus. L’homme est un éternel absent, souffrant des songes l’empêchant de respirer. Il a fini par se briser sous le poids de ses rêves. Et il en crève.
La carne est fatiguée, ouverte. C’est une plaie qui refuse de se fermer alors que l’homme se répand en gerbes. Gerbes de chrysanthèmes, gerbes de lui-même. Il sait plus trop bien quand il a commencé à saigner, à s’épandre à même le sol taché par son sang. Enfant souffrance. Enfant espoir. C’était des rêves plein la tête qu’il suivait son père au plus profond de la tempête. Fils de la galère, héritier de la misère, on plaça en son être les germes d’une claustrophobie qui le cloue désormais à son lit. Mort en devenir, souvenir d’une embellie, Remi était destiné à de grandes choses. Est destiné à l’apothéose, l’overdose qui le fige quand les veines consumées par ces drogues il en oublie les limites de ce cercueil lui servant de chambre. Descendant des Luniens, l’homme porte dans ses veines le goût du sacrifice. La fange qui rampe en ses artères et lui laisse le cœur en éclat. Pourtant, souffrant des Atropos cherchant à le séparer de ses parents, il s’échoua, se noya la trachée coincée entre les doigts de ces Jaspes l’ayant adopté. Génie incompris, il s’ouvre les veines afin d’encrer son carmin à même les tableaux qu’il noircit de ses embruns. Petit soldat à l’échine brisée, il ploie sous le poids des attentes, sous le poids des erreurs qu’il commet et qu’on omet.
Mais ça, personne ne le voit. Personne fait gaffe à la chair blafarde, aux yeux injectés de sang. Personne ne s’inquiète de sa santé si ce n’est pour ses os trop frêles et sa respiration peu profonde. On le gave de médicament, on l’ausculte à longueur de journée avant de le laisser se bousiller la santé sous l’or et sa vapeur rouge. Sous les effluves de ces paradis artificiels le trainant vers l’avant, l’arrachant à la latence qui rend tout lent en dedans. Alors, semaine après semaine, il gerbe ses déboires à son psychologue attitré, aussi désintéressé par ses espoirs que ses désespérances mal assumées. Éternel désespéré souffrant l’espoir, c’est dans le noir que Remi appris à exister. C’est pourtant à la lumière qu’il aspire, labourant sa chair dans l’espoir d’un jour découvrir un eldorado insensé pour les siens. Et si ce jour venait à venir, rien ne dit que le Grisha aura la force d’exister ailleurs que sous la coupe des siens.


Comment votre personnage est-il intégré à la Colonie 32 ? Est-ce que la vie sous terre lui convient ? Petit prince des entrailles, c’est l’amertume plein les prunelles que l’oisillon pleura ses ailes brisées. Enfant à la santé fragile, on le pensait incapable d’accomplir la moindre tâche. Pourtant, la rage coincée entre les hanches, le soutien de ses parents comme cane soutenant ses rêves brisés, il s’est élevé le gamin. Il s’est construit, brique par brique, le mal pour empire et les siens pour toute destination. La santé fragile, les poumons trop faibles et la carne trop fine, Remi se serait éteint comme tant d’autres dans les champs agricoles si son intellect n’avait pas impressionné ses ainés. Génie fantasmé, les Jaspes l’arrachèrent au sien, sacralisant la force de son esprit pressant en sa carne le devoir de l’apôtre. Apôtre du mal, cavalier de la funeste égarée, c’est la mort qu’il tient aux portes de la Colonie, souffrant chaque vie qu’il ne peut sauver. Pion vital dans un échiquier reposant sur ses têtes pensantes, il a fini brisé à souffrir toutes leurs attentes. La pression, les os qui se brisent, les veines exsangues, Remi éructe face à sa claustrophobie. Le souffle coupé, la peau blafarde, il a toujours un air malade collé à la gueule, c’est effrayant. C’est déroutant parce qu’il a l’air mort en dedans le brun. Il a l’air de crever à chaque instant, se consumant par les deux bouts à force d’opiacés employés comme soutien moral. Mais on l’encense le brun. On le bénit. On sacre ses réussites et on oublie ses erreurs. Sauf qu’y a la vie qui fait peur et la mort qui hante ses phalanges, ses doigts à la chair tendre qui n’ont jamais rien vu que les murs policé de sa prison. Peut-être que s’il avait plus de temps, peut-être que si on lui offrait plus de ressource. Peut-être qu’il pourrait les sauver, tous.
Votre personnage remet-il en cause la Colonie, qui a tardé à s'aventurer à la surface ? Prend-il la défense de Mel Cassidy ? Remi a toujours rêvé de la surface. Les landes luxuriantes de son imagination une piètre tentative de tracer les plaines exemptes de frontières reposant au-dessus de sa tête. Son père lui racontait le soir, le dos vouté, le souffle coupé de s’être tant labouré la chair tout au long de la journée, des histoires d’une Russie virginale. Un pays portant un manteau de glace, sa grâce s’élevant pour les prunelles aguerries capables d’affronter ses vents. Il lui parlait d’une France léchée par les flots, d’une tour déchirant le firmament comme un phare ramenant tous les échoués à ses côtes. Il lui parlait de leurs origines, ces familles au sang mélangé après des générations d’amour. Et ça le démangeait le gamin. Ça le démangeait en dedans au point qu’il sentît croitre en lui la claustrophobie. Cette aversion qu’il avait pour ces murs reposant au-dessus de sa tête, cette terre le protégeant du mal s’étant abattu à la surface. Puis y avait eu Cassidy. Cassidy ce vendeur d’espoir, ce receleur de rêve qui l’empêchait de dormir le soir. Il voulait juste s’échapper le Grisha. S’échapper juste le temps de reprendre son souffle, reposer ses os fatigués et espérer. Espérer quoi ? Il savait pas trop bien. Il avait jamais trop bien su. Mais il le faisait, priant des Dieux en lesquels il ne croyait pas, se noyant dans des ouvrages qu’il ne comprenait pas, qu’il grava sur ses rétines avant d’en comprendre le sens. La surface est devenue une délivrance, la dernière destination de tous ces ouvriers fatigués. Fermant les yeux de son père, ses doigts s’attardant sur la carne encore tiède, il ne put s’empêcher de souffler « bon voyage, papa. J’espère que la surface est aussi belle qu’on l’espérait. Eldorado inespéré, le brun n’y croyait pas. C’était écrit noir sur blanc, les chiffres ne trompaient pas, jamais. Il aurait encore fallu des centenaires pour que ces territoires vierges de toute vie puissent être de nouveau habitables. Alors, c’est devenu un fantasme, une idylle, un mirage sur lequel il s’immolait les veines consumées par ces drogues. Ils pouvaient pas savoir, personne aurait pu prédire qu’au-dessus de leurs têtes reposait autre chose que des territoires ravagés.
Que pense trouver votre personnage à la surface ? A-t-il des espoirs, des craintes, des doutes ? Remi ne fera pas partie des premiers hommes à fouler les terres de son imagination. La santé trop fragile, trop d’espoirs reposant sur ses épaules, il était enfermé dans les laboratoires quand Mel Cassidy fut envoyé à la surface. Le souffle court, le cœur délité, il n’a d’autres espoirs pour la surface que celui de trouver un endroit où exister. Un endroit où respirer autre chose que cet air rance et nauséabond. Il en rêve, le Grisha. Il en crève. Il aspire à s’élever en ces territoires exempts de la patte de l’homme pendant de trop longues années. Il rêve de disparaître et de se défaire de ce poids lui brisant l’échine. Histoire de faire de ce Nouveau Monde un monde ne ressemblant à rien de celui d’avant. Quitte à en crever. Quitte à se cramer les ailes et s’échouer à nouveau dans cette prison de béton armé. Il est prêt à tomber du ciel, hurlant à la mort de lui arracher cette douleur. Il souhaite juste revoir ses parents, se promener en ces landes que leurs âmes défaites de leurs corps ont retrouvées. Il en peut plus le scientifique. Il en peut plus de vivre dans ses fantasmes, se consumer d’équations insolubles en prototypes rejetés. Il en peut plus de vivre sa vie dans le théorique, de souffrir la pratique et de se détruire le crane pour juste rêver encore. Il a besoin d’espace, besoin de temps. Il a besoin de s’ouvrir la carne et laisser à la lumière l’opportunité d’entrée en dedans. Il a besoin d’autre chose. Juste assez d’espace que pour faire taire ses angoisses.


(SEEDS) Gamin à la curiosité maladive, à la santé trop fragile, rien ne put jamais empêcher le jeune Grisha de suivre son père au travail. Se faufilant jusqu’à l’étage Tesla, il passait des heures en compagnie de ce dernier, les mains dans le cambouis et un sourire aux lèvres. Les jours de disette, ces journées d’horreur où l’âme était à la tempête, le gamin restait bloqué en son lit, des livres par dizaine pour toute compagnie. S’éduquant seul, bien vite le système éducatif de la Colonie fut trop lent pour l’esprit brillant de Remi. Bien trop absent de l’école, parfois incapable de quitter ce cube lui servant de chambre, il sentait ses membres se liquéfier alors que l’air manquant à ses bronches il se lacérait la chair dans l’espoir de laisser l’air entrer. Par manque d’argent, manque de soutien, la famille Grisha ne put jamais offrir les soins nécessaires au petit. Souffrant sa différence, portant sa souffrance comme un fardeau, il éclaircissait toujours le trait, refusait de noircir le tableau. Quand il se faisait ausculter, c’était toujours un sourire aux lèvres que le gamin obéissait, portant à merveille ce costume trop étroit pour ses poumons déjà écrasés. Il faudra attendre son ascension chez les Jaspes pour que Remi obtienne des soins suffisant à sa condition. Un traitement aérosol, des séances de sport encadrées et une étude méthodique de sa santé. Bête périssant sous le poids de son âme consumée, il est devenu un rat de laboratoire, son temps déchiré entre recherche et séance d’auscultation.
(ASHES) C’est le bourdonnement entre ses tympans qui se fait silence. Le vacarme en sa carne qui s’interrompt l’espace d’un instant. C’est la torpeur qui vient faucher son cœur alors que l’éphémère sacré devient éternité. L’échine courbée par ces fleurs du mal qu’il bouffe à la racine, Remi est vulnérable à ces vapeurs obscures lui emplissant les poumons, ces produits alambiqués lui bouffant le cerveau. Esclave des voluptés d’un mal qu’il s’inocule, le brun est enchainé par ces produits le menant à des paradis artificiels insensés. A l’étroit en sa propre carne, souffrant le poids d’une chaire douloureusement imparfaite, c’est au prix de son intellect que le Grisha découvrit la liberté. Délitant son encéphale, consumant cet esprit un peu trop bancal, l’homme ne sait comment résister à la beauté de ces maux. Se défaisant de cette cellule, ouvrant l’espace entre ses côtes à la beauté du monde, c’est en buvant les embruns dégoulinant jusqu’à ses prunelles qu’il alimente un cœur battant à contretemps. Recrachant la tasse, il s’immole la carne au feu de pilules lui glaçant les bronches. Enfant hors du commun, le Grisha s’effondre sur les ruines d’une grandeur qui lui fut imposée. Solitaire, esseulé, du haut de ce piédestal d’où ils l’ont sanctifié, l’homme enfant s’effondre une fois sa conscience mise à nue par ces opiacés consumant ses racines. Boutant les feux de forêt en son âme, Remi se détruit soumis au goût de ces folies lui bousillant l’être.
(ROOTS) Gamin des entrailles de la terre, héritier de la lumière d’un père et des souffrances d’une mère, c’est sous le joug de ses ainés que Remi s’éleva. La carne trop tendre, le souffle trop court, jamais le gamin ne put prétendre à ces jeux d’enfants rythmant la vie d’une Colonie ayant fait de lui un exilé. Déchiré entre ses parents, le Grisha ne sut jamais pleinement répondre à leurs attentes insensées. Quand son père prônait une fiévreuse liberté, sa mère l’enjoignait à une prudence sédative. Incapable de choisir entre ces êtres l’ayant créé, il écoutait leurs contes des heures durant la chair traversée par l’effroi et l’excitation que ces histoires lui provoquaient. Il lui arrivait de disparaître entre les bras de son géniteur, oubliant ce monde refusant de cette vulnérabilité lui ayant été imposée à même l’échine. Écoutant ce géniteur un peu trop tendre, un brin trop rêveur, il imaginait des ailleurs meilleurs, ces plaines exemptes de malheurs où il pourrait un jour s’élever fièrement. Puis, sans un bruit, il le suivait au noir de leurs déboires, plantant ses mains dans le cambouis en apprenant les ficelles d’un métier auquel il pensait définitivement être destiné. Quand le mal faisait de sa carne un empire, la faiblesse le clouant à ce lit devenu une prolongation de la prison de sa chair, c’était sous les doigts de sa mère que le gamin se reposait. La carne moite, les yeux fatigués, il écoutait sa génitrice nouer des chaines de promesses à ses poignets. Menant des livres à sa chambre, elle lui offrait un empire de papier, faisait de lui un chevalier, un inventeur, un chimiste, alors que l’espace de quelques heures il en oubliait à quel point il peinait à respirer. Souffrant ses peurs, essuyant les craintes dégoulinant parfois de ses yeux, Remi portait le sourire de son père. Ce sourire en coin qui se fait porteur d’espoir dans les situations les plus insolubles. Doux héritier de ses parents, Remi porte leurs craintes et leur fougue, incapable de dompter les vagues amères de ces êtres qu’il a aimés, qu’il aime encore et qui l’ont créé.
(escheat) Apôtre déshérité de sa destinée, c’est le froid en sa carne qui s’installa alors qu’ils le sanctifiaient en leur maison condamnée. Qu’est-ce qu’elle était fière sa mère alors que les larmes dégoulinaient le long des joues tannées de son père. Destitués de sa condition de Lunien, lui qui avait pourtant gouté dès ses plus jeunes jours à la douceur d’âme de ses frères galériens, ils décidèrent d’en faire un rêveur perdu en leur tour d’ivoire. Fermant à double tour le gamin désireux de partager les déboires de ceux rampant dans la fouge, il découvrit les allées aseptisées de laboratoires si loin d’une réalité à laquelle il s’abreuva trop d’années durant. Au plus grand soulagement de sa mère, à l’amère fierté de son père, Remi devint un apprenti Jaspe sous les oripeaux d’un ingénieur au visage exempt du labeur d’une vie. Il avait froid le gamin. Il ne comprenait pas. Suivant ces intellectuels dans leur ronde surannée, il s’ébrouait, il s’impatientait alors qu’on le plantait devant des cahiers, qu’on l’obligeait à résoudre des équations. Lui qui portait un amour sans limites pour les livres méprisait de tout son être ces manières de faire. Pourtant, sa vie n’en fut que plus douce. Ses nouveaux frères et sœurs d’armes lui offrant des soins auxquels il n’aurait jamais pu prétendre autrement. Et, alors que la vie devenait plus douce, elle se fit plus douloureuse en même temps. Les équations devinrent des probabilités, ces probabilités développèrent des visages et, avec les années, ces âmes hantent ses pensées alors qu’il se rompt sous le poids de sa lâcheté. Sous le poids de ces tués, ces chiffres qui ne cessent d’augmenter.
(thief) Ombre se fondant les longs des murs, souffrance sur laquelle les yeux refusaient de se poser, le gamin était un chapardeur à l’abri de ces regards fuyants. Les mains douloureusement agitées, il contemplait les allées du souk d’une étale à une autre en rêvant de ces biens hors de sa portée. Forcé à bien des reprises de rendre les biens qu’il avait pu dérober, sa mère le tenait par la main en l’obligeant à se confondre en excuses devant des citrines enragés. Ils lui auraient d’ailleurs coupé les dextres incriminées si sa douce génitrice n’avait pas veillé sur l’enfant avec plus de révérence que s’il avait été le sauveur de l’humanité. Malgré les années, son statut s’élevant douloureusement, Remi peine à réprimer ses élans cleptomaniques. Il porte d’ailleurs fièrement ses possessions les plus surannées, une bague qui daterait de l’ère Pré-Exil pendant à son coût comme le rappel brûlant d’une vie qui s’est vue gâchée.
(devotion) C’était une évidence, le genre de folie qui vous prend et vous laisse en éclats. C’est devenu une souffrance, une douleur s’effritant au gré des années alors que l’autre s’est transformée en moitié abhorrée. Il l’a aimé. Il l’aimait. Il l’aime encore. Toutefois, c’est pourtant à l’imparfait qu’il imagine leurs corps à corps. Passion lancinante devenue union, l’étincelle s’est perdue et pourtant l’autre est toujours une constante désespérée dans sa vie d’échoué. Forcé de contempler l’autre le voir boire la tasse, Remi ne sait comment se dépêtre de cet amour lui lacérant la carne. Il ne sait comment se défaire de cet amant forcé d’assumer son aura mortifère et les élans autodestructeurs le ravageant. Il l’aime pourtant. Et ça le tue en dedans. Ca le consume de pas être capable d’assumer ses prunelles, assumer le dégout et la peine qui dégouline le long de ses joues quand encore trop enivré il s’échoue dans ce lit devenu dernier autel de leurs amours. Pourtant, ils étaient tombés de haut. Chavirant au feu des déraisons leur trouant la chair d’aimer tant un autre que tout venait à faire sens en cette terre. Il en crève et pleure l’ichor délavé jaillissant de ses prunelles quand au feu de leur silence il ne sait plus comment saigner autrement. Mais il l'aime, il l'aime, il l'aime. Et pourtant il ne sait plus ce que ça veut dire finalement.
(pipe dream) Rêveur se labourant la carne pour y semer l’espoir, c’est le cœur bien trop tendre pour ce monde que l’homme est devenu une blessure. Plaie ouverte, il souffre trop de meurtrissures en son âme défaite. Dévot rêvant d’un renouveau, malgré son pragmatisme froid, le Grisha ne pouvait retenir les élans d’un cœur en manque de rêve quand son père invoquait les landes inhabitées d’une imagination fertile. Il ne pouvait résister au Cassidy et à ses discours de liberté, ses grands cris de rage et la virulence de ses propos à l’onirisme certain. Rêveur forcé dans la carne d’un homme, c’est la carne toujours trop étroite pour les constellations reposant en son thorax que Remi chercha à faire taire les élans fiévreux de son cœur. Traçant le parcours des étoiles en sa chair, c’est sous la voute sacrée de ses rêves que le brun garde éloignés des landes mortifères de son esprit clinique ses plus beaux espoirs. S’accrochant à ce désir qu’il a de fouler une terre exempte du mal l’ayant rongée pendant des siècles, il sait sa condition allant à l’encontre de cette folie. Il n’empêche que le Grisha est prêt aux plus grandes folies pour s’arracher à cette Colonie dans laquelle il se meurt depuis bientôt trente ans.
(nightmares) L’air qui vient à manquer en ses poumons, les angoisses qui s’installent en sa carne sans qu’il ne puisse en arracher les démons. C’est l’ébène qui recouvre ses paupières alors que des aiguilles s’enfoncent en sa chair. Les murs tremblent et le toit de cette maison paraît bien frêle. Le Grisha sent ces espaces clos se refermer sur son corps, l’air venir à manquer alors que des centaines de vies exhalent péniblement en un même souffle brisé. C’est l’ironie du sort pour un homme n’ayant jamais gouté aux étendues sans limites d’une terre l’ayant pourtant enfanté. Il rêve de cette lumière, de ces espaces en lesquels sa chair ne se ferait jamais trop étroite. Prisonnier de la terre, enfant de la Colonie et ses mystères, depuis ses plus jeunes années le gamin a souffert une claustrophobie maladive le clouant en son lit. Les yeux clos, le souffle laborieux, il peut sentir le plafond lui tomber sur la terre alors que son cœur s’affole. Tétanisé, incapable de respirer, il se souvient encore des doigts de son père caressant ses cheveux alors que sa mère lui contait des histoires sans âge dans l’espoir de le voir se calmer. Tenant tant bien que mal ses angoisses à distance, rien ne semble pouvoir arracher à l’esprit du brun la conscience qu’il vit dans un mausolée.  
(hot mess) L’arrogance portée fièrement comme un étendard, c’est le blason de son clan qu’il porte à même la face visible de son cœur. Même s’il y a du sang recouvrant les oripeaux déchirés de son échine, le Grisha porte au cœur une fierté unique. Celle d’une famille formée par des générations d’impétueux ouvriers trouvant un sens à leur vie dans le labeur. Déchiré entre son ingénuité maladive, la douceur d’une âme destinée à retrouver le firmament, et cette impudence le caractérisant, Remi est un savant mélange. Déjà enfant, le gamin n’avait pas la langue dans sa poche, défiant tous les enfants de son âge de s’en prendre à lui. Compensant sa faiblesse physique par l’étendue de son intellect et une bouche à la verve acide, le brun n’avait aucun mal à se faire respecter de tous. Aujourd’hui encore, trop sincère, bien souvent pris par les élans de sa fièvre, on lui reproche de ne pas garder le silence et de ne pas savoir quelle est sa place. Il n’empêche que le jaspe n’a que faire de leurs affaires, son âme destinée à de plus hautes sphères que cette forteresse de terre dans laquelle il est prisonnier. Toujours une remarque bien placée, un sourire en coin éveillant l’affabilité, il amuse la galerie, il joue de leur crédulité. Acteur épris de la douceur de son rôle, personne ne voit derrière ce masque que le brun porte. Personne ne s’inquiète des traits émaciés de Remi, de ses prunelles dilatées et de ses cernes trop profondes. Ils ne voient que l’homme amusant la galerie, celui à la remarque toujours bien passée et à l’égo trop développé. Si seulement ils pouvaient se douter à quel point ils étaient dans le faux. Si seulement ils souhaitaient s’arrêter plus loin que les frasques du Grisha et ses faux problèmes d’égo.
(void) Ce sont les lèvres trop rapides pour le cours de ses pensées que Remi souffre les élans brûlants d’un cœur émacié. Les propos dépassant souvent le cours de ses songes, il se prend en permanence à se parler à lui-même. D’une réflexion bien placée à un reproche adressée à sa personne, il n’est pas rare de voir le scientifique grommeler à son propre égard le fond de sa pensée. Rêveur inconscient de ne pas déambuler au gré de ses rêves, il s’effrite les os contre les murs sans s’en rendre compte le regard trop absorbé par le contenu de ses songes. La tête perdue dans les nuages, ces nuées qu’il imagine sans jamais en avoir vu les rivages, il s’adresse à lui-même ses plus beaux mots. Gamin habitué à la solitude, il se donnait du courage en se parlant à lui-même entre les pages de ses plus beaux ouvrages. Toujours le cœur à la tâche, les mains dans le cambouis, il entonne gaiment les airs oubliés de comptines lui ayant été transmises. De vieux classiques de rock à des ballades folks, il se souvient parfaitement des chansons que son père fredonnait piteusement en le mettant au lit. Ennemi du silence menaçant de reposer en sa carne, Remi est bien trop souvent bruit.
(insight) Gamin bordé par des histoires de grands, enfant esseulé ne trouvant d’autres alliés que les pages de ses romans, Remi s’est éduqué par la seule soif de son savoir. Se noyant entre les lignes de ces ouvrages que lui portaient ses parents pour lui tenir compagnie, c’est un esprit brillant qui se retrouva prisonnier d’une carne bien trop frêle. Malgré un parcours scolaire chaotique, un suivi temporaire et une capacité d’attention limitée, le Grisha était doté d’une intelligence rare pour la Colonie. Reconnu par sa mère, cette dernière s’assura de nourrir avec soin les capacités de son petit protégé, conscientes que ce dernier n’aurait que son encéphale pour faire valoir sa vie. Poussé vers les Jaspes, ces derniers reconnurent ses dons et le placèrent auprès de leurs plus brillants scientifiques. Traité avec une révérence presque religieuse, tous s’accordaient sur les capacités de Remi, mais aussi sur son impulsivité et son manque de rigueur. Forgeant l’animal, l’apprivoisant au fil des années, la Colonie fait désormais reposer de nombreux espoirs sur l’esprit malade du scientifique. La pression, une souffrance que le génie ne sait supporter, il s'effrite, il se brise. Bientôt plus qu'éclats, le brun sait qu'un jour il finira par céder aux attentes lui déchirant l'échine. Son encéphale rongé par l'ivresse, il se bousille l'esprit et est bien incapable de tenir ces promesses nouées à ses poignets, chaines qui y furent nouées le jour où ils l'ont consacré.



pseudo/prénom yo mama in her knickers  âge 23 y.o. and it hurts fuseau horaire the land of the haggis  fréquence de connexion j'y vais au talentoù avez-vous découvert le forum ? j'me souviens plus, ça devait être sur une boite de céréal  scénario ou inventé ? un peu des deux, idées originale d'etna et adaptation par moi quelque chose à déclarer ? mischief managed crédits tearsflight(ava); thelovelyrichardmadden.tumblr(gif fiche)
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UPPER - Samek
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Message Sujet: Re: i am sleepwalking on an ocean of happiness that i cannot baptize myself in (remi)    22.12.17 21:53


C'est tout fini en plus
Toujours aussi fan I love you Je te souhaite pas rebienvenue puisque t'es déjà chez toi
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DOWNER - Lunien
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Message Sujet: Re: i am sleepwalking on an ocean of happiness that i cannot baptize myself in (remi)    23.12.17 6:12


La meuf, elle débarque, elle embarque, fiche finie bam.
Tu nous l'as bien caché celui là quand même

HÂTE DE VENIR LE TITILLER.
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DOWNER - Citrine
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Message Sujet: Re: i am sleepwalking on an ocean of happiness that i cannot baptize myself in (remi)    23.12.17 6:19


Le premier DC du forum, non ?
CHAMPAGNE

Il est très touchant, ce jeune homme - un écorché vif un vrai de vrai. **
Hâte de lire ses péripéties
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DOWNER - Jaspe
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Message Sujet: Re: i am sleepwalking on an ocean of happiness that i cannot baptize myself in (remi)    23.12.17 6:24


Ça va faire mille ans que je bosse sur cette fiche. Of course elle est finie!

Je vous ai caché mon petit rachitique à la santé déclinante pour qu'il vous éblouissement par sa grâce.

@seti mensekt, que veux tu, je suis un bon fils.   faudra que tu me dises ce que tu penses des passages avec la môman.

@saul vasarely, TU peux venir me titiller quand tu veux

@lethe rosenwald tous les downers sont des écorchés vifs. Vu le merdier dans lequel ils vivent.  faudra que remi fasse coucou à lethe pour obtenir quelques trucs pas très légaux.
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UPPER - Samek
Messages 72 CRÉDITS : Secret Santa

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Message Sujet: Re: i am sleepwalking on an ocean of happiness that i cannot baptize myself in (remi)    23.12.17 6:25


Re-bienvenue par ici si j'ai bien compris !

Diantre que cette plume est sympa ! Et le personnage promet. Hâte de le suivre en jeu
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DOWNER - Citrine
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Message Sujet: Re: i am sleepwalking on an ocean of happiness that i cannot baptize myself in (remi)    23.12.17 6:29


@Remi Grisha a écrit:
 faudra que remi fasse coucou à lethe pour obtenir quelques trucs pas très légaux.

Mais bien entendu
C'tait prévu.
On va te bichonner tes doses de sérotonine, c'est moi qui te le dis o/
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UPPER - Lamed
Messages 158 CRÉDITS : avatar : dandelion ; code : astra.

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Message Sujet: Re: i am sleepwalking on an ocean of happiness that i cannot baptize myself in (remi)    23.12.17 6:51


REMIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII GAHHHHHHHHHHHHHHHHH

maintenant que j'suis assez fraîche pour poster ici sans déshonorer cette fiche d'une plume alcoolisée  Arrow  

JE PEUX EXPRIMER TOUT MON AMOUR ET MA HÂTE DE RP AVEC TOI.

c'était sûr que j'arriverais à te convaincre. bon tu t'es pas mal laissée faire mais j'suis pas peu fière. (double regard en coin pour la peine)


etna quand elle trouve remi et qu'elle le met dans sa poche, ni vu ni connu


bon et cette fiche. prépare toi à hyperventiler. parce que moi j'suis décédée au cours de la lecture. (tu m'avais déjà coupé le souffle avec bb ozark mais là fiouh, c'est reparti pour un tour au pays de la plume magique et des mots finement maniés)
je l'aime déjà d'amour remi, il est beaucoup trop attachant dans ses failles et cette existence contrainte, j'pourrais citer plein de passages mais faudrait peut-être en faire un recueil en fait. genre "les mots parfaits d'amandine"

bon sauf la nana qu'etna va pas kiffer.


et la mère. (coucou seti chéri )

*se prépare à harnacher remi et lui gratte le crâne*

bon j'arrête de polluer ta fiche j'pourrais continuer durant des heures

bisous

love you
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UPPER - Zayin
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Message Sujet: Re: i am sleepwalking on an ocean of happiness that i cannot baptize myself in (remi)    23.12.17 11:06



Cet avatar + ce pseudo, trop de souvenirs j'ai aussi eu un perso appelé Rémy (mais orthographié avec un Y) et avec Richard en avatar. #Nostalgie What a Face Arrow

Après cet interlude, re-bienvenue
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DOWNER - Jaspe
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Message Sujet: Re: i am sleepwalking on an ocean of happiness that i cannot baptize myself in (remi)    23.12.17 12:06


Quelle fiche !! Vraiment très agréable à lire et le personnage avec sa profondeur et ses subtilités est fort prometteur !

Re-Bienvenue chez toi !
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DOWNER - Jaspe
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Message Sujet: Re: i am sleepwalking on an ocean of happiness that i cannot baptize myself in (remi)    23.12.17 16:17


y a trop de gentillesse en vous les gens.
la première fois je me faisais taper parce que j'étais un admin de merde avec une fiche pas terminée et cette fois vous m'encensez. j'aime ça.

@lethe rosenwald, je sens que toi je vais beaucoup venir te faire chier. mais promis, j'ai que du love à revendre et des crises de nerfs dues à mes addictions.

@etna valandir, mais moi j'étais auch d'avoir les commentaires de bourrée, tu sais bien.
je te permets pas de me dire que je me suis laissée faire, tout est de ta faute!
t'utilise un dean sauvage, c'est vraiment pas du jeu.
je t'ignore avec amour, t'sais bien.
azy, pollue, prends toute la place. je vais te faire un petit coin sympa dans ce sujet.

la flemme de tagger avec un nom pareil caïn (#sorrynotsorry) What a Face
les grands esprits se rencontrent on dirait.

@eliza solberg, j'attendais de lancer le remi pour venir tater du lien chez toi!
maintenant je vais pouvoir te harceler en tant que downer.


merci bien la compagnie, ça fait plaisir vos petits mots.
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UPPER - Lamed
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Message Sujet: Re: i am sleepwalking on an ocean of happiness that i cannot baptize myself in (remi)    23.12.17 17:41


Hell yeah ! Re-Bienvenue chez toi
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UPPER - Zayin
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Message Sujet: Re: i am sleepwalking on an ocean of happiness that i cannot baptize myself in (remi)    23.12.17 17:44


Rebienvenue chez toi
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Fondateur
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Message Sujet: Re: i am sleepwalking on an ocean of happiness that i cannot baptize myself in (remi)    24.12.17 9:05



WELCOme !
bienvenue parmi nous !
Bienvenue à toi petit Padawan !

Oui, toi. Toi avec ta coupe mulet et cette frange à coucher dehors. Toi qui as maté tous les épisodes de Stranger Things en deux jours et qui rêve d’utiliser ton sabre laser pour enfin pouvoir faire griller tes marshmallows sans allumer un feu. Toi, petit Padawan, avec tes yeux de biche et ta plume qui me donne envie de chialer. Je sens que tu vas faire de grandes choses, comme récurer les toilettes des Dortoirs Hypnos. De toute manière t’as aucune idée de comment allumer un feu. Autant dire que t’es dans la merde.

Alors, avant de me harceler, moi et mes esclaves, avec des photos de ton chat, faire chialer mes humbles sujets avec tes rps (j’ai pas assez de mouchoirs alors commence pas), je souhaite t’accueillir dans ma secte… enfin confrérie. Je te souhaite bien du plaisir dans ces pas si verts pâturages de Two Worlds.

ta fiche m’a fait royalement chier. C'est quoi ce cadavre rachitique qu'est à peine capable de respirer correctement? T'attends quand même pas à avoir un traitement de faveur parce que tu bosses sous mes ordres? Si c'est le cas... T'es dans la merde.
Bienvenue chez les... Trou du cul! Tu mérites la solitude et le silence imposé à mes pires dévots. Raclure!

Alors, enfile tes babouches, déboutonne ton jeans et rejoins-nous dans une aventure extraordinaire. Avant toute chose, si tu pouvais te laver les mains et apprendre l’ode en l’honneur du Fondateur ça serait cool, tu sais. Je dis ça, je dis rien, mais si tu connais pas la chanson d’ici une heure tu vas pas faire long feu.

le tour du proprio

Pour t’aider dans ta quête jeune Hobbit joufflu, je vais t’aider à découvrir le monde. Si tu te sens un peu trop seul, tu peux passer dans la recherche de rp et quémander l’appui d’une communauté surement prête à te tuer. Pour te faire des amis et attraper des pokemons, tu peux créer ta fiche de personnage en utilisant le modèle prévu à cet effet. S’il te vient l’idée de vouloir attraper une sirène, tu peux t’arrêter en dans le port des scénarios. Et si ta sirène n’a pas de visage, pas de personnalité non plus tu n’as qu’à venir poster un pré-lien. Peut-être que tu attraperas des belles plumes dans tes filets. Puis n'oublie pas que la loi c'est moi, donc viens flâner de temps à autre dans la partie des annonces, sous peine d'être paumé. Enfin, parce que c’est bien connu qu’on est plus fort ensemble, comme San Goku demande la foi du monde pour un genkidama swagger, nous avons besoin de tes feedbacks et de tes idées. N’hésite pas à nous bombarder avec celles-ci dans la boîte à idées. On prendra énormément de plaisir à les prendre en compte.

Mais en attendant jeune Padawan, coupe-moi cette frange et brule-moi ce mulet. Et puis, dis merci à la vie, dis-lui merci, chante la vie, danse la vie... ne sois qu’amour pour ton Fondateur. Je sais que t’as arrêté de lire à la seconde ligne, mais prends garde, qui n’écoute pas son Fondateur souffrira sa colère divine. Et c’est moche, c’est vraiment moche.


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Message Sujet: Re: i am sleepwalking on an ocean of happiness that i cannot baptize myself in (remi)    



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