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DOWNER - Citrine
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Message Sujet: (lethe) L'amour est un égoïsme à deux    10.12.17 15:59



LETHE (Pligí) ROSENWALD
J'ai retourné ma veste le jour où je me suis aperçu qu'elle était doublée de vison.

DOWNER
CITRINE
FOURNISSEUSE
(MAÎTRESSE DU MARCHE NOIR)

36 ANS
SEPAREE, MERE D'UN ENFANT DE CINQ ANS
Ft. Lupita Nyong'O

MAKE IT COUNT

Nombreux sont les gens qui se disent prêts à tout, sans prendre la mesure de leurs paroles.
Tout, c'est énormément de choses.
Alors, des prêts-à-tout, Lethe s'en amuse toujours, délicate et sarcastique, dans un cynisme latent.
Car elle connaît le poids des mots et c'est bien ce qui en fait une négociatrice redoutable, manigance de l'ombre sous le feu des projecteurs. Fournisseuse et Princesse du marché noir, elle dose au jour le jour, ce parfait équilibre de l'illégalité tolérable. Donner aux influents une bonne raison de fermer les yeux, veiller à ne pas froisser leur ego légaliste par excès de gourmandise, c'est son credo, son talent. Elle a l'apanage des grands, le charisme chevillé au corps, la silhouette altière. Lethe caresse comme elle menace, apprivoise autant qu'elle intimide. Elle flatte ses alliés, effraie les opposants, intervertit les cases sans souffrir d'hésitation, de loyauté encombrante. Celle que le marché noir a surnommée Pligí est une image, un nom, un service, une influence, jamais une véritable personne. Son éthique est pragmatique, sa raison égoïste. Elle marche dans le panier de crabe comme une danseuse étoile sur des sables mouvants - la tête haute, un sourire au coin de la bouche. Et comme il est dangereux de cultiver une telle image. Une image mesurée au compte goutte, qui vous efface, vous avale, vous supplante. On oublie, parfois. A regarder les choses avec trois coups d'avance, on en perd l'instant présent. On s'en absente. On le rate.
Lethe a de l'amour, sous son image en papier glacé. Des élans de générosité étonnante. Une volonté à déplacer les montagnes. Cette férocité affective cramponnée dans son ventre, pour les rares êtres qui requièrent son aide, en appellent à sa présence. Un amour violent, égocentrique, un amour qui ne souffre pas le rejet. Capricieuse, Lethe peut offrir tant, qu'elle en exige trop. Elle exige tout, Lethe. Elle veut le monde, pour pouvoir l'offrir à un autre. Sa chair. Son monde.
Prête à tout.
Lethe en a pris la mesure le jour où elle est devenue mère.




Comment votre personnage est-il intégré à la Colonie 32 ? Est-ce que la vie sous terre lui convient ? La Colonie est un monceau de failles et de faiblesses, une illusion prête à s'écrouler. Mais si Pligí en a conscience, elle y est parfaitement intégrée, complètement ancrée. Depuis ses treize ans, la Colonie 32 lui fait office de terrain de jeu, éternelle partie d'échec dont elle se doit de tirer le meilleur profit. Comme Fournisseuse officielle autant que comme Princesse du marché noir, Lethe en exploite les rouages sans hésitation aucune et fait partie des grandes manigances de ce monde. Elle a des contacts hauts placés, gagnés à la sueur de son front. Son père a siégé au Conclave, son ex y siège encore, mais ce ne sont là que deux représentants de ses influences. Elle fournit le monde en denrées sans regard de leur étendard ou de leur couleur, se meut dans la fosse aux serpents dans une danse lascive dont elle maîtrise le moindre mouvement.
Le racisme n'est plus, l'humanité a inventé d'autres formes de sectarisme. Ainsi Lethe veille sur les siens, les Citrines avant tout, plus encore sur les fourmis grouillant dans son illégal petit marché, mais en premier lieu à sa famille, son enfant et même son ancien amant. Si Pligí a sa vie dans le monde d'en bas, incontestable et riche, elle sacrifierait fortune, femmes et enfants pour le bonheur des siens. Elle fait partie des dangereux avant-gardistes, indécrottables visionnaires, qui veulent voir le monde comme ce qu'il pourrait être, sans se contenter de ce qu'il est déjà

Votre personnage remet-il en cause la Colonie, qui a tardé à s'aventurer à la surface ? Prend-il la défense de Mel Cassidy ?Mel Cassidy était un ami. Ni un mythe urbain ni un étendard, pas un bouc émissaire, un ami. Rencontré aux portes du marché noir il y a déjà bien longtemps, où lui et de plus marginaux fidèles venaient échanger leurs idées de grandeur, de révolution, Lethe a toujours nourri un profond respect pour lui. Parce que c'était un visionnaire,
que même dans sa folie des grandeurs il détenait, faisait entendre une part de vérité : cette rigidité confondante avec laquelle la Colonie refusait de s'ouvrir au monde, alors que des équipes d'explorations auraient dû être envoyées en surface il y a déjà des dizaines d'années. Elle accueillait volontiers ses réunions, ses mots, dans un sourire tendre, une affection certaine. Lethe a eu le bonheur de passer des fins de nuit en compagnie de cet homme, derrière un verre d'alcool artisanal, à refaire le monde. Il est l'origine du prénom de son fils et en ces temps houleux, Pligí porte encore ce choix comme une fierté, sans se soucier du qu'en dira t'on. C'est l'une des nombreuses excuses à se disputer avec Saul mais un sujet sur lequel elle refuse de céder du terrain, quitte à se faire cruelle. Beaucoup ne la connaissant pas, la pensent d'ailleurs Ulycéenne. En réalité, elle n'a jamais intégré le mouvement, l'entièreté de ses affaires reposant sur une certaine forme de neutralité.
Tout s'est bien sûr compliqué le jour où dans son attentat, Cassidy a causé la mort du père de Saul. Par fidélité autant que par conviction, Pligí n'a jamais pu le lui pardonner. Mais il lui manque terriblement, ce qu'elle admettra volontiers, dans des oreilles moins étroites, moins débilitantes que les autres, assez pour pouvoir l'entendre.

Que pense trouver votre personnage à la surface ? A-t-il des espoirs, des craintes, des doutes ? Pour Pligí, la trappe est un intérêt commercial avant tout. Il faudrait qu'elle soit bien mauvais à son travail, pour ne pas voir la grandiose opportunité que cette ouverture offre à son marché; et une personne bien limitée derrière ses discours visionnaires, pour ne pas sentir ce qu'elle peut apporter à la Colonie elle-même.
Convaincue que le savoir faire du monde d'en bas est inestimable et peut être échangé contre des ressources naturelles qu'ils seraient incapables de produire eux-mêmes, elle encouragera férocement les alliances et les ponts entre les mondes. Elle a fait partie des toutes premières âmes à se lancer à la découverte de cette nouvelle corne d'abondance, et compte bien prendre contact aussi tôt que possible avec ces gens d'en haut.
En secret, Lethe ne rejette pas l'éventualité que ce soit une opportunité pour son fils. Elle refuse bec et ongles de soumettre potentiel et difficultés de son enfant à un système aussi linéaire que celui de la Colonie; vit des nuits de terreur à la seule perspective de le voir franchir sa treizième année entre les rouages d'une machine aussi sévère. Dans ses découvertes, Pligí pourrait bien y voir une porte de sortie définitive, quitte à surprendre tout le monde, outrager certains. Quitte à ce que le père de l'enfant ne le lui pardonne jamais, et qu'elle doive se battre contre lui dans cette affaire.
Si le bonheur de son fils est à la surface, elle n'hésitera pas une seule seconde à faire ses valises.





(M) orts les enfants
Pligí, c’est la gamine de 13 ans, toujours fourrée dans les pattes du vieux Luigi, à ne plus savoir où foutre ses membres. Taciturne, les yeux amarrés au monde comme des bouées à la mer, une pâleur étrange sous sa peau trop sombre dans un monde sans soleil. Une plaie.

Il n’aimait ni son prénom, ni son silence, ni ses manières de petite fille riche et ses mots de grande dame alors que c’était rien qu’une gosse tondue avec la peau sur les os. Il aimait qu’elle courût vite et qu’elle fût aussi peu regardante que lui sur l’amoralité prolifique de ses petites combines. Il en avait vu passer, Luigi, des gosses qui croyaient avoir inventé la bonne parole, tous contents d’œuvrer avec la ferveur des soldats pour un système débile qui ne le leur rendrait pas. Mais pas Pligí.
Pligí, elle a tout de suite négocié sa part de l’affaire, et elle s’est mise à courir.
La mule la plus insoupçonnable du monde.

(A) mours contrariés
" You're not friends. You'll never be friends. You'll be in love till it kills you both. You'll fight and you'll shag and you'll hate each other till it makes you quiver, but you'll never be friends. Love isn't brains, children, it's blood. Blood screaming inside you to work its will. I may be love's bitch, but at least I'm man enough to admit it. "

Quand on fume pendant assez longtemps, des connexions se créent entre les neurones pour faire passer la nicotine. Des synapses, des réseaux entiers de dépendance, nés pour ne plus mourir. On peut bien arrêter dix, trente ans, la moindre rechute et c'est tout le chemin de fer qui se rallume et clignote, comme une guirlande dans le noir.
Peut-être que c'est la même chose, l'Amour. Peut-être que quand on a aimé quelqu'un pendant quinze ans, il reste un réseau pas tout à fait mort dans les complexes de neurones. Une zone en veille, attentive au moindre écart pour clignoter à nouveau, et foutre en l'air les décisions rationnelles que tout le reste du commandement a dû prendre, au prix de lourds sacrifices.
Lethe aime Saul mais elle n'a plus l'énergie de l'aimer. Parfois, seule dans le noir, les yeux arrimés au plafond, elle ressent encore comme une urgence - un instinct primitif d'aller le retrouver, lui faire l'amour. Le laisser lui murmurer que tout va bien se passer, lui faire croire qu'elle y croit. Ou quelque chose de plus idiot encore, un élan désespéré de reconstruction. Une étincelle de foi, éphémère, de faire marcher les choses à nouveau. Elle le voit apparaître sur le visage d'un homme dans un couloir, ou celui de son fils sous un angle qu'elle connaît maintenant par coeur. Ulysse a la peau de Lethe, seulement un peu diluée - et il a ses yeux - mais il a les traits de son père. Il lui ressemble, au point que ce soit douloureux à voir. Parfois.
Pourtant il l'insupporte, Saul. Ca a toujours été un peu le cas; à croire qu'il leur fallait juste quinze ans pour que ce sentiment domine le reste. Saul est la seule personne au monde qui connaisse Lethe et pour ça, elle déteste jusqu'à son existence. Quand le vide ne la prend pas aux tripes, quand ça ne lui manque pas jusque dans la moelle, d'être regardée par quelqu'un qui puisse vraiment la voir. Mais c'était déjà le cas avant, quand ils étaient ensemble. Lethe n'a jamais rien fait que le pousser vers la porte, pour mieux l'attraper entre ses serres quand il menaçait de partir. Pour qu'ils en finissent. Pour qu'il la quitte. Pour cette fatalité qui devrait arriver un jour ou l'autre, à laquelle elle ne pouvait seulement pas encore se résoudre.
Car c'est comme ça que les choses se passent, après tout, toujours.
On s'aime puis on se quitte. Au premier obstacle.

(R) ivières de diamants
Largement inspiré des enseignements de son ancien mentor, le marché noir de Lethe s'est étendu en tentacules, jusqu'aux plus profonds conduits de la Colonie 32. Elle ne se contente plus de riches marchands et de personnes de peu de foi, étend son influence jusqu'à certains des plus dignes représentants de ce monde, avec lesquels elle nourrit d'excellent rapports d'affaire.  La clé réside dans le compte que chacun peut y trouver et les limites à ne pas franchir pour ne pas révolter les rares idéalistes encore de ce monde. Elle se prétend d'ailleurs fermement anti armements, a même contribué il y a cinq ans à vider la Colonie des armes illégales dissimulées à l'intérieur. Au nez et à la barbe du monde, Pligí garde une partie de l'armada confisqué dans l'un des conduits condamnés de l'enceinte.
Si elle traite bien mieux ses apprentis que le régime auquel le vieux Luigi l’a soumise, Pligí n’a pas hésité à creuser cette idée de faire profiter les innocents jusqu’aux enfants qui vont à l’école, sous laquelle se trouve d’ailleurs l’une de ses principales planques de stockage.
Les plus marginaux des gamins servent de transport, entre autres, d’yeux et d’oreilles au sein de la Colonie, moyennant de bons avantages. Elle ne les maltraite ni ne les menace,  quoiqu’il y ait déjà une forme de déontologie impardonnable à exploiter la jeunesse, elle en conviendra. Mais elle ne fait rien que le système ne pratique déjà et son apprentissage à elle est salarié.
L'autre avancée du marché noir est le réseau de médecine illégale et de drogue qu'il achemine. Débuté dès son plus jeune âge, quand il s'agissait de contourner son vieux loup de patron pour récupérer des médicaments dont elle avait désespérément besoins derrière les étals des rayons, en échange de certains services. Lethe est allée jusqu'à vendre son corps à quelques occasions après qu'elle eût passé quinze ans et connu son premier garçon. Sans hésitation ni remords, elle s'est façonnée très jeune la conviction que toute chose avait un prix, et qu'il fallait être prêt à le payer. Certains de ses contacts ont été entamés dans une couche, quand elle était trop jeune pour qu'aucun ne l'avoue jamais. La chose est un secret, demeuré enfoui aux oreilles même de l'homme qu'elle a aimé pendant quinze ans.
Se reposer sur le système ? Jamais. La Colonie et les hommes ont perdu sa confiance quand leur premier représentant à ses yeux l'a trahie, en la personne de son père. Elle se méfie des autres factions comme de la peste, les Jaspes avant tous les autres. Dictateurs de travaux, juges suprêmes des aptitudes, Pligí est absolument convaincue qu'en sous main, ces hommes et ces femmes ont la blouse bien moins blanche qu'ils ne le prétendent. Souillée par les vies qu'ils ont remodelées, redirigées ou même anéanties au nom d'une cause commune.  
Le réseau de médicament est sans doute la plus grande expression d'une certaine générosité chez Lethe. Connue pour vendre des plantes efficientes et des médicaments volés à des prix somme toute dérisoires aux familles qui viennent requérir son aide, elle s'intéresse beaucoup aux médecines alternatives, et se forme depuis dix ans à cette pratique, au point de gérer toute cette part du réseau elle-même et ne plus la laisser à ses intermédiaires.
Officiellement, Lethe est fournisseuse pour le Souk ainsi qu’une partie des Halles. Elle s’occupe d’un système de transport qui fait acheminer les marchandises des différents de points de ressource, jusqu’à leurs vendeurs. Autrefois par des véhicules de transport lourds, elle a largement inspiré et encouragé un système de rail à travers les étages consacré à l’acheminement des produits, racheté aux luniens, récupéré des chutes de rails qu'on laissé les aménagements des milieux de la construction. Aucune denrée illégale ne passe par les réseaux officiels.
Elle travaille en secret à la confection d'une drogue capable d'annihiler les effets de la contraception obligatoire.

(C) ellule de l'âme
Schizophrénie paranoïde.
Un mot bien grossier mais il en fallait un. Dans un système précaire reposant sur la politique stakhanoviste de cinq incompétents notoires, il n’y a pas beaucoup de place pour le handicap, et on ne s’amuse pas à le dorloter. On l’accommode, on le rentre dans la case la moins emmerdante possible. Pour tout le monde, soit-disant. Sans doute qu’un Jaspe plus malin que les autres aura vu le mot écrit sur un bout de papier et comme ça y ressemblait vaguement, il a fait tomber la sentence.
Mais c'est une explication bien insuffisante quand il s’agit de votre mère.
Obsédée, sa mère. Par l’exactitude du langage et la perfection de l'étiquette. Jusqu’aux tréfonds de sa démence, à parler à des gens imaginaires de concepts inexistants avec le débit d’une mitrailleuse, elle pouvait redescendre sous la terre ferme juste le temps de rectifier quelqu’un sur une erreur de langage, une vulgarité populaire.

Ophelia Rosenwald fut une jeune fille brillante. Promise aux plus hauts postes des Iolites, compagne d’un gradé des Agates, digne représentant du Conclave et de quinze ans son aîné, elle n’a pas dû attendre vingt et un an pour se voir ouvrir les portes de la procréation. Psychose puerpérale qui annoncerait, trois ans plus tard, les prémices de sa maladie. Avec ses hauts, ses bas, bientôt plus de bas que son mari pourrait en supporter.
Évadé du foyer, il a tenu à les entretenir, pour lécher sa conscience. Du haut de ses treize ans, Lethe s'est vite jurée que les femmes de la maison pourraient se passer de son aide. Elle  le laissa recoller les débris de son honneur en usant de son influence pour que son ex-femme obtînt un travail de couturière qu’elle exercerait  depuis son dortoir, et s’est acquittée d’une partie des commandes que la pauvre femme ne pouvait livrer dans les délais. Alors commença la plus grande partie de jeu de sa vie, qui consistait à cacher l'état de sa mère au plus grand nombre dès que ses yeux s'ouvraient sur lui. Apprentie au Souk le jour, couturière la nuit, la petite fille sut rapidement tirer le meilleur partie de ces deux situations.
En suivant les traces de son malhonnête employeur, d'abord, apprenant des meilleurs la survie par la débrouille. Des psychotropes récupérés sous le manteau servaient à fausser l'évaluation des Jaspes sur la réalité de son état psychique et les difficultés immenses à le gérer.
En utilisant tout ce qui lui passait sous la main ensuite, à commencer par le tissu raffiné que d'imprudents dignitaires lui envoyaient à réparer. Rapidement, Lethe s'est employée à devenir la meilleur, pour qu'on lui envoyât le meilleur. Elle récupérait les chutes pour confectionner des sacs et des vêtements, qu’elle revendait au marché noir le lendemain, en cachette même de son formateur peu scrupuleux. Il aurait sans doute demandé un pourcentage pour l’accès qu’il lui permettait d’avoir aux étalages; ou seulement par gage de gratitude, car après tout il la laissait faire. Il en était hors de question. Petite mais futée, largement sous-estimée, l'élève voyait déjà plus loin que son maître. Certains des contacts qu'elle nourrit encore à ce jour, découlent de ceux qu'elle a noués à faire des miracles avec une machine à coudre.

(H) umanum est
So one by one, they turn from me
I guess my friends cant' face de Cold
But why I froze, not one among them knows
And never can be told

Elle se sent morte, parfois, Pligí. Comme si elle n'était pas vraiment là. Elle voit tous ces hommes et ces femmes qui la regardent, dans l'attente cruelle d'une réaction, et elle ne ressent rien. Comme si une bulle s'était finalement construite entre elle et le monde, qu'à force de le manipuler pour mieux le comprendre elle avait fini par le quitter. Figure spectrale d'une humanité perdue, Lethe peine à se souvenir pourquoi elle perdure.
D'autres fois, les émotions sont si violentes qu'elles la détruisent de l'intérieur, comme une armée qui la frappe, une pluie de coups sous ses chairs. Elle étouffe, elle s'enrage, se perd dans un flux sans destination, styx des sensations. Quand elle est impuissante, quand elle n'a pas les réponses qu'on attend d'elle. Quand elle a le sentiment d'avoir eu les yeux plus gros que le ventre, que tout ça est bien trop pour elle. Un vieux découragement, qui fleure le rance et le pathos. Cette envie idiote d'aller planter des tomates loin de tout, même de ceux qu'elle aime.

(E) gide
D'aussi loin qu'elle s'en souvienne, sa mère a toujours été intraitable avec Lethe, dans ses moments de conscience. Sur son langage et sa tenue, sur une étiquette révolue. Extrêmement cultivée, sur les événements de l'Exil comme l'Histoire qui s'est déroulée avant, elle a transmis ce savoir à sa fille, ainsi que des clés de pouvoir qu'elle utilise encore. Dans sa façon dévastatrice et nécrotique de persister encore, elle a façonné la Princesse du marché noir, ce charisme hors du temps et cette stature inébranlable, aussi avenante que terrifiante. Pligí ne jure jamais. Elle ne crie que dans l'intimité, et se pare de plus de distinction que les dirigeants qu'elle manipule.
Si sa mère a pu faire preuve de violences avec elle lors de ses crises, le traumatisme n'est rien en comparaison de la violence que Lethe a dû lui renvoyer elle-même, pour son propre bien. Prenant sur elle de la ligoter, parfois, pour ne pas que le monde assiste aux pires de ses démons, une terreur constante dans les entrailles à l'idée qu'on rejetât la gênante à la surface du globe. Obligée de grandir trop vite, trop fort, Lethe a forcé son armure de pierre, ses bunkers de méfiance.
Luigi n'était pas tendre avec elle non plus. Cet homme lui aurait tranché un bras s'il avait pu le revendre plus cher que ses marchandises. Pourtant, Pligí l'aimait. Elle l'aimait comme un mauvais substitut de père, le seul phare entre les houles d'une mer déchaînée. Dans les exactions qu'il lui a fait commettre, les mots qu'il a pu avoir à son endroit et son manque flagrant de tendresse, Luigi a eu ses instants de grâce. Protecteur en quelques occasions, rarement tendre sous sa vieille peau de bouc mal luné.
Les deux sont morts la même année, l'une suicidée, l'autre assassiné. Pligí avait dix huit ans, elle s'est vue offrir la gestion de l'entreprise, les clés du marché noir, ce alors qu'elle n'avait plus personne à entretenir de sa fortune naissante. Elle a poursuivi sa voie par entêtement, obstination infantile à donner tort au monde qui la dévorait. Comme un ersatz de revanche à prendre, sur un sort sans véritable coupable. Ou par défaut, sans doute.
Parce qu'elle était douée.
Quant à son père, vous demanderez-vous; il est aujourd'hui l'un de ses plus fidèles clients. Par nostalgie ou par intérêt, peu importe. Lethe ne veut pas le savoir et elle lui refuse la visite de son petit fils.





(N) oces et négoces
A défaut d'ébranler ses convictions, Saul est venu secouer son monde.
Lethe avait vingt ans. Loin de l'araignée tisseuse et sa gigantesque toile qu'elle est aujourd'hui, la jeune femme faisait déjà parler d'elle, comme une source inestimable de denrées rares. Elle n'a ressenti pour ce garçon qu'un franc agacement. Leurs discussions se terminaient en duels, bientôt le concours de celui qui serait le plus capable de blesser l'autre. Ce n'est pas par tendresse mais bel et bien par imprudence que Pligí s'est dévoilée à Saul; dans son entêtement féroce à avoir raison face à lui. Taciturne, râleur et fondamentalement déprimant, elle s'est rapidement fait un devoir de ramener un peu de vie chez cet homme, en le cognant de toutes ses forces. Des logorrhées incessantes de leurs débats se sont échappés les informations, en autant de gerbes jetées à sa figure. Bientôt, Saul connaissait Lethe mieux que personne. C'est presque fatalement qu'elle tomba amoureuse de lui, comme on s'ancre à un rocher escarpé de toutes parts en pleine tempête, au risque de se blesser dans l'étreinte.
Si les fiers à bras voudront se vanter d'avoir vu le naufrage du couple arriver avant qu'il se produise, c'est que l'Homme a la mémoire courte. Car Lethe et Saul se sont aimés, irrémédiablement, sans concession aucune. La passion que la femme avait de le contredire s'est transformée en ferveur à le soutenir. Elle l'aima avec ses jambes, peut-être encore d'avantage sans. Celle à qui l'on prête un impitoyable dédain pour la faiblesse humaine, se surprit à connaître des heures bienheureuses et paradoxales au chevet du convalescent. Etre son phare dans l'épreuve, apporta plus de fierté à Lethe que tout ce qu'elle put accomplir par ailleurs, son image de Grande parmi les grands. Elle qui aurait ri à la seule idée d'enfanter d'un homme, créature lâche et infidèle, se surprit à ressentir le besoin de porter les fruits de Saul comme une évidence. Plus qu'un désir, c'était une conviction profonde.
Mais Lethe était un animal apeuré sous une armure de géante. Cette terreur de l'abandon avec laquelle elle le malmenait déjà ne put que se confirmer quand, cinq mois après la naissance de son fils, il devint évident que l'enfant n'était pas comme les autres. Trop avancé pour son âge, à fuir tout contact visuel, bientôt rejeter la moindre étreinte. La sentence de l'autisme fut la pierre mal-formée de trop à un édifice déjà bancal. Moins par manque d'amour, que par incapacité fondamentale. Trois ans plus tard, la prophétie que Lethe s'était toujours vue subir arriva, non sans son propre concours, et le couple se sépara.

(O) rationes
Avant tout cela, avec le talent qu'on lui connaît et qui parfois compense ses formidables inaptitudes humaines, Lethe ouvrit les portes du Conclave à Saul, s'y offrant une lucarne au passage. Profitant de l'image que pouvait avoir un idéaliste privé de ses jambes, volontaire à retourner travailler en rampant dans les conduits, lui qui avait déjà tant voulu œuvrer pour sa communauté, elle forgea les pierres d'une campagne irréprochable, sur le renouveau qu'apporteraient la jeunesse et les idées de Saul au conclave. Si c'est avec cynisme que Pligí y voyait ses propres opportunités d'enfin atteindre les sphères les plus décisionnaires de la colonie, elle était également convaincue du bienfait que ce poste aurait sur son amant. Et elle eut raison. La nuit qui suivit l'élection fut la plus formidable de sa vie, et ce fut de cet instant de liesse que naquit leur fils.
Pierre en mouvement refusant fermement l’immobilisme, Lethe a très tôt convoité le monde dans son entièreté. A quinze ans, elle contemplait ses pairs avec pour seule question, ce qu’elle pourrait tirer d’eux, et à quel prix. Arrivée à l’apogée de ce qu’elle pouvait produire avec le marché noire, elle a rapidement visé de plus hautes sphères. Si son influence sur certains décisionnaires moins regardants sur la marchandise que les autres est incontestable, le statut manque cruellement d’officiel, de concret. Se passant sans le moindre regret d’un siège dur au milieu d’un conclave ennuyeux, prenant et enclavé, elle a toujours désiré en tirer les ficelles. A ce jour, ce but ne dégrossit pas, bien au contraire.  Les événements qui ont secoué la Colonie, ainsi que l’ouverture sur le monde, ont achevé de la convaincre de placer ses pions pour renverser l’échiquier vers un renouveau, plus en sa faveur.

(I) lliade
Ulysse est son fils, son tout, son monde.
Ulysse devra grandir avec deux parents séparés.
Ulysse est autiste.

Une situation beaucoup plus difficile que Lethe veut bien le faire croire, au point qu'elle ressente souvent une impression de noyade. Littérale. Une suffocation de plusieurs minutes, angoisse pure et saisissante à laquelle elle n'était pas sujette avant, qu'elle se doit de contrôler parfois avec les drogues qu'elle revend.
Oscillant entre le sentiment invivable et irrationnel d'y être pour quelque chose, de par une génétique maudite ou une naissance malheureuse, une erreur de sa part; et la puissante bouffée de haine qu'elle ressent contre le destin qui a privé son fils d'une vie normale, Lethe vacille comme un géant dans un séisme. Elle balance de la culpabilité aux reproches, de la colère à la douleur, de la détermination à la plus grande désillusion. Dans les soirées les plus inavouables, Lethe s'est surprise à haïr l'enfant, un sentiment dont la seule idée la ronge de remords, la pousse au bord du gouffre. Cette envie lâche et affreuse, d'un gamin normal, un gamin qu'elle pourrait serrer dans ses bras sans déclencher une colère, un gamin pour lequel l'avenir ne serait pas si noir. L'envie de l'abandonner, l'envie qu'il disparaisse.
Lethe se sent jugée, seule et abandonnée. De mère célibataire à célibataire tout court, de semaine en semaine, elle se perd dans le marasme. Parfois elle hait Saul de ne pas être là, parfois elle le déteste d'avoir encore l'audace de persister, de ne pas les laisser dans leur merde, puisqu'il en crève d'envie de toute façon elle en est sûre. C'est injuste, elle en a conscience. Parfois, elle s'en veut. Souvent, elle s'en fout.
La vie est injuste après tout.

Pourtant Lethe possède un amour de prédatrice, un instinct sauvage et profond à l'égard de son fils. Totalement défiante envers le système, refusant catégoriquement de céder aux Jaspes un enfant quand elle ne leur a pas livrés sa propre mère, Pligí se bat comme un ratel pour le bonheur de sa progéniture, et le fera jusqu'à son dernier souffle. Elle fera exploser la colonie entière, si ça peut garantir à Ulysse, une véritable vie. Elle enverra la sienne au diable, celle de son père et tout les autres avec, si c'est ce qui lui en coûte.
Tout est vain, rien ne compte.
Personne, en dehors de lui.

Prête à tout.




pseudo/prénom Lethe âge 3x9 fuseau horaire Französich  fréquence de connexion 5/7 où avez-vous découvert le forum ? PRD scénario ou inventé ? Scénario de Saul. J'ai un autel à mériter, maintenant quelque chose à déclarer ? Je suis... ébaubie par le contexte, sa cohérence, sa clarté, sa perspicacité, sa complexité. Et le design du forum est un régal. Et GOSH, ce header. Je voudrais lui faire l'amour    crédits Under the cut (gifs)
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UPPER - Zayin
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Message Sujet: Re: (lethe) L'amour est un égoïsme à deux    10.12.17 16:27


Bienvenue jolie Demoiselle...Elle est quand même sacrément belle cette actrice!
J'en connais un qui va être content!
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DOWNER - Lunien
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Message Sujet: Re: (lethe) L'amour est un égoïsme à deux    10.12.17 16:40



une Lethe.
MA LETHE.

Et avec Lupita en plus.
Jé mouillé ma culotte.

ENCORE BIENVENUE (officiellement) I love you
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UPPER - Zayin
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Message Sujet: Re: (lethe) L'amour est un égoïsme à deux    10.12.17 16:43



J'ai hâte de lire vos rps vous deux :P
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UPPER - Lamed
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Message Sujet: Re: (lethe) L'amour est un égoïsme à deux    10.12.17 16:46


Ce scénario, cet avatar...

Hâte de vous voir rp tous les deux **
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DOWNER - Citrine
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Message Sujet: Re: (lethe) L'amour est un égoïsme à deux    10.12.17 17:00


Merci beaucoup les filles !  J'espère que le futur feuilleton sera à la hauteur x)
Oui, j'ai cliqué sur Lupita comme une acharnée dès que je l'ai vue apparaître dans la liste    

*tend une couche pour adultes du marché noir à son ex Cadeau de la maison !
(Hiiiiiiiiii, trop contente, trop de sentiment quoi )
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UPPER - Zayin
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Message Sujet: Re: (lethe) L'amour est un égoïsme à deux    10.12.17 17:28


Ah trop bien Saul est heureux
Bienvenue étrangère, c'est mieux d'être upper mais bon tu pouvais pas tout avoir
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UPPER - Zayin
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Message Sujet: Re: (lethe) L'amour est un égoïsme à deux    10.12.17 17:55


Citation :
"J'AI RETOURNÉ MA VESTE LE JOUR OÙ JE ME SUIS APERÇU QU'ELLE ÉTAIT DOUBLÉE DE VISON."
Cette citation parfaite !

Et bienvenue à toi très chère !
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DOWNER - Citrine
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Message Sujet: Re: (lethe) L'amour est un égoïsme à deux    10.12.17 18:36


Une Citrine

Bienvenue par ici! Au plaisir de pouvoir faire des affaires ensemble
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UPPER - Samek
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Message Sujet: Re: (lethe) L'amour est un égoïsme à deux    10.12.17 20:11



Bienvenue parmi nous!
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Message Sujet: Re: (lethe) L'amour est un égoïsme à deux    11.12.17 10:07


Merci tout plein

Rost : tss tss tss... tu sais pas ce qui est bon
Aclyone : Elle est pas de moi, rendons à Cesar, toussa... Mais grave, je l'adore ! ** merci encore
Lewys : absolument ! plus que tu ne peux l'imaginer dans tes rêves les plus fous  *big fish spoted attends moi grand fou !
Seti : C'toi le  (Jasoooooooooon, aaaaaaaah, hiiiiiii. Va me falloir une autre culotte)

J'avance, lentement mais sûrement.
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UPPER - Zayin
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Message Sujet: Re: (lethe) L'amour est un égoïsme à deux    11.12.17 10:20


Vui vui je sais (kikou Serge ), mais elle va tellement bien à ton personnage !
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DOWNER - Citrine
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Message Sujet: Re: (lethe) L'amour est un égoïsme à deux    11.12.17 11:35


Ah ça c'est sûr, j'ai pas eu à hésiter longtemps sur le choix. Merci !
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DOWNER - Jaspe
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Message Sujet: Re: (lethe) L'amour est un égoïsme à deux    11.12.17 12:32


Bienvenue sur le forum !!
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DOWNER - Citrine
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Message Sujet: Re: (lethe) L'amour est un égoïsme à deux    12.12.17 5:28


Merci bien Kaden !

Ayé, le monstre est complet. Désolée pour la longueur, et vu le nombre de choses improvisées dans cette fiche autour du contexte, si y a le moindre soucis je change sans aucun problème.

PS :
@Seti Mensekt
HAN
J'ai enfin retrouvé d'où venait ta sign !
aaaaaah:
 
C'est mon épisode préféré de Glee ** (non, japaspeur de tuer toute ma crédibilité avant même d'avoir mes couleurs )
Toua je t'aime o/
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Message Sujet: Re: (lethe) L'amour est un égoïsme à deux    12.12.17 22:52


Bonsoir Mlle Rosenthal,
Avant que je puisse procéder avec grand plaisir à la validation de votre fiche, il manque une anecdote à votre princesse du Souk. Je vois que vous y avez inscrit un titre, mais pas le reste. N'hésitez pas à me taguer lorsque cette dernière anecdote aura trouvé sa place dans votre fiche.

Cordialement bisous,
Votre Tyran Majestueux.
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DOWNER - Citrine
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Message Sujet: Re: (lethe) L'amour est un égoïsme à deux    13.12.17 4:52


Oh, ça...
C'était la dernière lettre d'un semblant d'acrostiche, votre Auguste Tyrannie. Le fiche était déjà bien longue et en ajouter n'aurait été que du remplissage, seulement je tenais à mon dernier effet.
Pure coquetterie féminine.
J'implore votre clémence pour mon audace à provoquer chez vous la moindre confusion. J'ai retiré le titre importun.

@Le Fondateur
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UPPER - Zayin
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Message Sujet: Re: (lethe) L'amour est un égoïsme à deux    13.12.17 6:03



Bienvenue
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Fondateur
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Message Sujet: Re: (lethe) L'amour est un égoïsme à deux    14.12.17 22:31



WELCOme !
bienvenue parmi nous !
Bienvenue à toi petit Padawan !

Oui, toi. Toi avec ta coupe mulet et cette frange à coucher dehors. Toi qui as maté tous les épisodes de Stranger Things en deux jours et qui rêve d’utiliser ton sabre laser pour enfin pouvoir faire griller tes marshmallows sans allumer un feu. Toi, petit Padawan, avec tes yeux de biche et ta plume qui me donne envie de chialer. Je sens que tu vas faire de grandes choses, comme récurer les toilettes des Dortoirs Hypnos. De toute manière t’as aucune idée de comment allumer un feu. Autant dire que t’es dans la merde.

Alors, avant de me harceler, moi et mes esclaves, avec des photos de ton chat, faire chialer mes humbles sujets avec tes rps (j’ai pas assez de mouchoirs alors commence pas), je souhaite t’accueillir dans ma secte… enfin confrérie. Je te souhaite bien du plaisir dans ces pas si verts pâturages de Two Worlds.

ta fiche m’a fait soupeser la Bible un moment. Mais quelle lecture fascinante. Dans ma clémence suprême, et au vu de la longueur et des détails fournis dans les autres anecdotes, je t'accorde la dixième avec bienveillance. Je sens que ta donzelle va soulever les foules... On me souffle dans l'oreillette que Vasarely a souri en voyant ta fiche, ce qui en dit long sur les bienfaits de ta présence. Bon jeu, Reine des malfrats, n'oublie pas que je veille sur toi autant que je te surveille.
Bienvenue chez les... Binamés ! Ton groupe de flood n'attend plus que toi. N'hésite pas à aller leur dire bonjour à te présenter !

Alors, enfile tes babouches, déboutonne ton jeans et rejoins-nous dans une aventure extraordinaire. Avant toute chose, si tu pouvais te laver les mains et apprendre l’ode en l’honneur du Fondateur ça serait cool, tu sais. Je dis ça, je dis rien, mais si tu connais pas la chanson d’ici une heure tu vas pas faire long feu.

le tour du proprio

Pour t’aider dans ta quête jeune Hobbit joufflu, je vais t’aider à découvrir le monde. Si tu te sens un peu trop seul, tu peux passer dans la recherche de rp et quémander l’appui d’une communauté surement prête à te tuer. Pour te faire des amis et attraper des pokemons, tu peux créer ta fiche de personnage en utilisant le modèle prévu à cet effet. S’il te vient l’idée de vouloir attraper une sirène, tu peux t’arrêter en dans le port des scénarios. Et si ta sirène n’a pas de visage, pas de personnalité non plus tu n’as qu’à venir poster un pré-lien. Peut-être que tu attraperas des belles plumes dans tes filets. Puis n'oublie pas que la loi c'est moi, donc viens flâner de temps à autre dans la partie des annonces, sous peine d'être paumé. Enfin, parce que c’est bien connu qu’on est plus fort ensemble, comme San Goku demande la foi du monde pour un genkidama swagger, nous avons besoin de tes feedbacks et de tes idées. N’hésite pas à nous bombarder avec celles-ci dans la boîte à idées. On prendra énormément de plaisir à les prendre en compte.

Mais en attendant jeune Padawan, coupe-moi cette frange et brule-moi ce mulet. Et puis, dis merci à la vie, dis-lui merci, chante la vie, danse la vie... ne sois qu’amour pour ton Fondateur. Je sais que t’as arrêté de lire à la seconde ligne, mais prends garde, qui n’écoute pas son Fondateur souffrira sa colère divine. Et c’est moche, c’est vraiment moche.


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Message Sujet: Re: (lethe) L'amour est un égoïsme à deux    



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