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DOWNER - Jaspe
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Message Sujet: Eliza ➸ And I'll lie in the sound    07.12.17 21:27



ELIZABETH SOLBERG
Nothing thicker than a knife's blade
separates happiness from melancholy.

DOWNER
JASPE
INGENIEURE VR
30 ANS
CELIBATAIRE
Ft. Tuppence Middleton

MAKE IT COUNT

L’essentiel se laisse frôler derrière des paupières closes, Eliza se berce depuis toujours de cette douce illusion. Enfant déjà, elle aimait se faire captive de l’abstrait pour s’évader au delà des strates de béton et de terre. C’est en songes qu’elle explore l’océan des possibles dont elle ignore les confins, fantasmant ces émotions qui n’ont jamais soulevé son coeur. Délivrance ou prison ? Les deux à la fois, sans doute. Son imagination est son héritage, sa partenaire de vie, son outil de travail. Ingénieure et réalisatrice en réalité virtuelle, sa spécialité est l’accompagnement des patients en soins palliatifs ou engagés dans un processus d’euthanasie grâce à la création d’univers de transition. On l'appelle la passeuse des ombres, la chanteuse de berceuses. La mort fait partie de son quotidien et elle l’habille des atours les plus beaux pour ne plus la craindre. Pour mieux la craindre, peut-être. Elle l’obnubile, pourtant, cette angoisse du néant qui s’agite en sourdine. Elle vient nourrir la mélancolie qui sublime avec une certaine élégance la routine rongeant les âmes foulant ces souterrains moroses. Elle la pousse à tenir viscéralement à cette existence somme toute insipide, à jouer son rôle dans ce simulacre de vie. Alors Eliza rit, elle chante, elle converse avec passion, elle boit, elle danse jusqu’à en faire jaillir un semblant d’étincelle ou jusqu’à ce que l’évidence de l’absurdité ne la retranche à nouveau dans les bras enjôleurs du virtuel.  




Comment votre personnage est-il intégré à la Colonie 32 ? Est-ce que la vie sous terre lui convient ? Il n’y a pas que le faible taux d’oxygène dans l’air qui donne à Liz l’impression de suffoquer. La jeune femme s’est toujours sentie oppressée par une certaine claustrophobie latente, probable reliquat d’un cerveau ancestral hérité de ses ancêtres férus de grands espaces. Si plus jeune elle trouvait la matière nécessaire à ses rêveries à travers ses lectures, la musique et le cinéma, son activité professionnelle lui offre désormais accès à un vecteur d’évasion tout à fait efficient. Ce n’est pas de l’excès de zèle si Liz quitte souvent le laboratoire de simulation à des heures indécentes. Les paysages pixélisés dans lesquels elle s’immerge lui font fréquemment perdre la notion du temps. Le virtuel est devenu une drogue qui étanche pourtant à peine le besoin d’ailleurs qui lui a toujours remué l’âme et qui se heurte constamment à ce que la Colonie est parvenue à ancrer en elle. Eliza a dès sa plus tendre enfance eu conscience qu’elle faisait partie d’une génération de transition, d’une génération sacrifiée au nom de la survie de l’espèce. L’espoir renaîtrait un jour peut-être mais pas pour elle, pas pour eux. Son travail de deuil a commencé le jour de sa naissance, en même temps que son devoir d’abnégation. Or, si elle apparaît aux yeux de tous comme une citoyenne modèle, la voix de la révolte n’a jamais cessé depuis les profondeurs de son âme de condamner l’injustice de leur destin commun.
Votre personnage remet-il en cause la Colonie, qui a tardé à s'aventurer à la surface ? Prend-il la défense de Mel Cassidy ? Cassidy. Ce nom fut pour Eliza un murmure avant de devenir un mythe. Son cas animait déjà les querelles que s’infligeaient ses parents sur l’oreiller alors qu’elle avait à peine vingt ans. La jeune femme a longtemps suspecté son défunt père d’être un Ulycéen et, rétrospectivement, son appartenance à ce groupe ne fait guère plus de doute à ses yeux. Le rejet de la position dominante concernant l’éventualité d’une surface habitable et, plus largement, un certain libéralisme apparaissent aisément à l’esprit averti en filigrane de l’éducation que Liz a pu recevoir et du contenu des débats qui ont bien souvent animés les longues soirées chez les Solberg. La jeune femme a toujours trouvé la base théorique du mouvement ULYSSE séduisante, naturelle et logique sur les plans scientifique, politique et philosophique. Envisager sérieusement cette hypothèse et prendre des risques pour la mettre à l’épreuve de l’empirique lui semblait tôt ou tard inévitable. Le statu quo dans lequel s’étaient figées les Colonies n’était pas à la hauteur du destin de l’humanité. A quoi bon s’astreindre à tant de sacrifices si la seule perspective de l’espèce consiste à s’enterrer vivante en attendant l’asphyxie ? Autant organiser directement un magistral suicide collectif et s’épargner des millénaires de souffrance et d’absurdité. Mel Cassidy avait eu le mérite, le courage, la folie de sortir ces idées du huis-clos des dortoirs et de les transposer dans le domaine du concret, de l’activisme. Les idéaux n’avaient toutefois pas tardé à se faire souiller par l’épreuve du réel. Eliza a vécu avec horreur l’épisode de la bibliothèque, ce fut comme si son âme avait été partiellement ravie par les flammes. Il lui semblait parfois que les cendres noires et salissantes des vestiges de son enfance, des vestiges de l’humanité tapissaient encore les recoins de son esprit. Cassidy. Ce nom fut un mythe avant de redevenir un murmure, un murmure baigné d’amertume qui ne parvenait pas à s’étoffer sans lui écorcher la trachée, sans remuer ses propres ambivalences. Ces conflits internes habituellement enfouis refont parfois surface au gré de l'actualité et sont toujours tout à fait irrésolus, peut-être le seront-ils à jamais. Il est impossible au jugement d’Eliza de déterminer si la fin dans ce cas justifiait ne serait-ce qu’un tant soit peu les moyens. Peut-être serait-il dans le contexte actuel judicieux de considérer ce débat comme obsolète, de tourner la page et d’affronter l’avenir.
Que pense trouver votre personnage à la surface ? A-t-il des espoirs, des craintes, des doutes ? Qu’advient-il du rêve lorsqu’il se heurte à la réalité, de l’abstrait lorsqu’il vient se fondre sur un substrat tangible ? Le doute, l’excitation et l’angoisse n'ont pas attendu le vote du Conclave pour voler les nuits d’Eliza. L’extérieur, elle le fantasme depuis toujours. Elle a su poser des images mentales sur les paysages décrits avec finesse dans ces livres qu’elle dévorait autrefois. Sa préférence s’était d’ailleurs souvent portée sur ces auteurs à la plume juste qui parvenaient à lui faire deviner le bruit de la neige qui crépite sous des pas troublant le silence de l’hiver, l’aspect d’un ciel strié de traînées flamboyantes au crépuscule naissant, la danse de l’écume glissant sur une vaste plage où viennent s’échouer les embruns. L’ailleurs pourtant a certainement un autre goût, un goût qui lui est propre, qui n’a pas émergé de l’esprit d’une rêveuse. Sortir, c’est oser. C’est quitter sa zone de confort, accepter de se mettre en danger, faire un pari aveugle. C’est également prendre le risque d’une certaine forme de déception, c’est précipiter la mort des illusions, c'est s'engager dans un processus de deuil. La jeune femme en a pourtant la certitude, la curiosité sortira tôt ou tard victorieuse du combat qui se joue en elle.


(ELIZABETH) « Jamais encore elle n'avait senti qu'elle aurait pu l'aimer comme en cet instant où l'aimer devenait désormais chose vaine. » A la lecture de ces mots, Helen avait instinctivement relevé ses yeux sombres du livre de Jane Austen dont les pages jaunies partaient en lambeaux. Son regard était venu se poser avec une sauvage délicatesse sur les traits de cet homme qui corrigeait des copies au fond de la bibliothèque. Leur histoire avait été enterrée il y a plusieurs années, non pas sous les braises encore fumantes d’une énième dispute mais d’un commun accord, froid et rationnel. Depuis, l'instructeur et la physicienne avaient respectivement refait leur vie et évoluaient chacun avec une sérénité trop sereine. Comme s’il avait senti la chaleur du feu sur sa peau, Mathias avait rendu son regard à cette femme et, l’espace d’une éternelle seconde, ce fut comme s’ils avaient été arrachés à une insipide léthargie. Il n’en fallut guère davantage pour faire rejaillir des glaces cette idylle maudite entre deux êtres qui s’opposaient bien plus souvent qu’ils ne se complétaient mais pour qui quelques secondes de fusion valaient bien des siècles d’orage. Lorsque de leur union naquit une enfant, on la nomma d’après l’héroïne de roman dont la réplique avait su au moment opportun soulever les sentiments propices. Elizabeth.

(LE PRELUDE) C’était une fin d’après-midi affligeante de banalité chez les Solberg. Les doigts de Mathias dansaient avec rondeur et souplesse sur le vieux piano qui avait miraculeusement traversé les âges. Helen annotait l’épais manuel d’un illustre physicien désormais oublié, jetant de temps à autres quelques regards sur sa fille qui dessinait, allongée sur le sol. Mathias Solberg changea de partition et Eliza qui devait avoir sept ans releva soudain les yeux de son ouvrage, cessant net le mouvement de son crayon sur le papier. Ce fut comme si elle avait été saisie par une sorte d’évidence, comme si cette mélodie dont il aurait été inacceptable qu’elle diffère d’une seule note entrait en parfaite résonance avec quelque chose en elle, quelque chose de profond, d’intime et d’universel à la fois, quelque chose d’absolu. Ses yeux bouleversés croisèrent ceux de son père et cet instant fut probablement le plus beau cadeau que jamais elle ne lui offrit. Cette quête de la vérité sous sa forme la plus pure et sensible n’aura dès lors de cesse de guider son chemin.

(LA SYMPHONIE) Les journées d'école semblaient parfois éternelles à la jeune Eliza qui aimait s’évader dans ses pensées pour faire passer le temps. Ce jour-là néanmoins, la réalité seule suffisait à retenir son attention. Il s’agissait d’un énième cour d’histoire sur la rébellion de la Colonie 14 et un élève probablement trop timoré pour son bien était interrogé au tableau. Le silence se fit dans la classe lorsque l’adolescent souleva quelques interrogations polémiques mais censées concernant les conséquences politiques des événements de la fin du 27ème siècle. Un débat stérile s’en suivit et l’effronté fut mis à la porte avec fracas. Tandis que sa main tremblante se refermait autour de la poignée de la salle de classe, le regard du téméraire garçon croisa celui de la jeune fille. Eliza sentit alors la rage naître au creux de sa poitrine et grandir en elle jusqu’à lui soulever l’estomac. Elle rassembla fébrilement ses affaires et les rangea dans son sac. Elle avait toujours vécu les émotions avec une intensité démesurée. Les siennes, celles des autres. Elle se leva. Le feu dans la voix, elle laissa sa sensibilité mise à vif s’exprimer.  « Si c’est un crime de penser, je ne veux pas vivre entourée d’innocents. » Elle laissa pendant quelques instants une forme d'électricité danser à la surface de son épiderme puis quitta la pièce sans le moindre égard pour son auditoire.

(LA BALLADE) Eliza fut sortie des ténèbres par la caresse d’un jeune homme dont les doigts se promenaient délicatement entre ses cheveux. Elle décolla sa joue pâle du matelas sur lequel était étendu le lunien dont elle avait eu l’étrange idée de s’éprendre puis elle se redressa dans son fauteuil. Liz laissa filer quelques longues secondes, peinant à soutenir le regard de son amant. « C’est tellement injuste, Liam. » Sa voix s’érailla en même temps que le silence. Le jeune homme s’était fracturé le rachis suite à un accident de travail. Les multiples interventions chirurgicales qu’il avait dû subir s’étaient compliquées d’une grave infection. Il avait été décrété que la médecine ne pouvait guère plus que soulager voire abréger ses souffrances, si tel était son souhait. Quelques heures plus tôt, le condamné avait accepté l’euthanasie. Liz contenait difficilement sa colère, persuadée que la Colonie aurait su engager davantage de moyens s’il s’était agi de sauver la vie d’un haut dignitaire. La main brûlante du lunien vint saisir celle de la jeune femme. « Hey…. Si tu laisses l’injustice t’atteindre à ce point, tu risques d’être très malheureuse ici, Liz. » Eliza dissimula toute forme de protestation. Elle plongea ses yeux sombres dans les siens, vint doucement s’assoir sur les draps froissés puis posa sur ses lèvres un bref baiser. « Alors peut-être que je ne veux pas être heureuse. » Un sourire presque lumineux s’était dessiné sur son visage. Ce renoncement aux allures de révélation lui était étrangement aisé voire plaisant à concevoir. En dépit ou à la faveur du bon sens, Eliza se mit à rire. En dépit ou à la faveur du bon sens, le jeune homme l’imita et l'éclat de leur hilarité s'éleva au delà des murs blafards, comme s'il avait le pouvoir de faire trembler la mort.

(LA VALSE) On tourne, on tourne, on tourne encore, jusqu’à en devenir ivre. Les perceptions autour deviennent floues, imprécises. Les contours s’estompent et le coeur se soulève. Il n’y a plus que le rythme et la sensation. Parfois un éclat de rire s’arrache et s’envole. C'est lorsque l’on s’arrête que la nausée nous prend, que l’on perd l’équilibre, comme si le réel nous rattrapait et nous châtiait pour avoir tenté de lui échapper. Eliza a appris à valser sans musique et sans danse, à faire naître la ferveur de la moindre des choses et souvent, sans même s'en rendre compte, elle affiche au coin de ses lèvres un éclatant sourire, comme si elle tournoyait.

(LA BERCEUSE) On lui avait dit que le moment était venu et que tout s'était passé dans de bonnes conditions. Eliza ouvrit doucement la porte de la chambre, laissant la lumière du couloir y chasser la pénombre. Elle fit quelques pas à l’intérieur de la pièce puis s’arrêta devant le lit aux draps blancs. Celle à qui Liz était venue rendre visite était allongée au milieu du matelas, le tronc et la tête fièrement calés par une pile d’oreillers. Ses longs cheveux d’argent encadraient son visage. Elle avait ce teint entre le gris et le jaunâtre que semblent arborer les morts dès l’instant où la vie les quitte. Ses bras étaient étendus le long de son corps et ses lèvres étaient à peine entrouvertes. Eliza s’approcha afin de lui retirer le casque de réalité virtuelle qu’elle portait encore. Ce faisant, elle frôla des doigts sa peau pas encore tout à fait froide. Elle resta ensuite quelques secondes à la regarder, marquée par l’image d’une certaine dignité mêlée à l’intouchable. Il lui sembla également lire sur son visage une forme de paix, comme si elle était partie en souriant. Eliza pensa à l’océan. La majorité de ses patients demandaient à vivre leurs derniers instants immergés dans des univers un tant soit peu familiers. Pas cette dame. Elle voulait la Berceuse de Chopin et l’océan.

(LA SONATE) Eliza frôla de ses doigts tremblants les touches froides du piano. Elle entendait derrière elle les murmures des convives entassés dans le petit appartement des Solberg. Il n'y avait rien de plus efficace qu’une veillée funèbre pour remplir une soirée. Malgré l'atmosphère caniculaire saturant les souterrains, il faisait terriblement froid. Eliza avait la gorge nouée. Elle sentait sa respiration lui soulever le thorax mais ces mouvements physiologiques lui semblaient subitement tout à fait étranges, irréels, absurdes. Liz fixait cette partition qu’elle n’avait jamais parfaitement su lire. Jouer ce soir-là lui paraissait insoutenable. Son père était mort. Cette phrase triviale tournait en boucle dans son esprit, comme s’il fallait qu’elle s’empêche d’oublier. Son père était mort. Mathias Solberg avait été retrouvé sans vie dans son bureau, à l’école. On avait conclu à un arrêt cardio-respiratoire sans cause évidente. Il fallait néanmoins être sot ou frappé par le déni pour ne pas entendre les voix les plus indiscrètes évoquer un suicide. Certes, le Iolite idéaliste n’était plus que l’ombre de lui-même depuis l’incendie de la bibliothèque, quelques semaines auparavant. La jeune femme refusait néanmoins de croire à la théorie de l’autolyse. Les murmures s’intensifiaient à mesure que s’égrenaient les secondes. Liz ferma les yeux et fit le vide autour d’elle. Elle se remémora le matin où il avait commencé à lui apprendre le morceau qu’elle avait choisi d'interpréter. L’odeur de la tisane, son pyjama mauve et ce fichu bémol qu’elle oubliait tout le temps. Elle esquissa un sourire et, comme s’ils n’étaient plus que tous les deux, elle se mit à jouer.

(LA GIGUE) Lorsqu’assise au comptoir de l’Oblivion, Eliza laisse son esprit vagabonder, il lui arrive souvent de trouver à ce bar en déliquescence une certaine forme de charme voire de beauté. Elle y perçoit la chaleur, la moiteur, la vie, l’humain et son essence la plus pure, la plus imparfaite, la plus sale parfois. Elle pourrait presque voir incrustées dans les murs à la peinture vieillie les traces de siècles d’effervescence, d’émotions, de joies, de larmes, de violence, de passions et d’excès. Liz est bien partie pour laisser elle-même en ces lieux la marque de son passage, si bien que l’on pourrait presque la qualifier de pilier de bar. L'établissement a été le théâtre de ses plus folles beuveries, de certaines de ses meilleures performances rhétoriques, de bon nombre de ses premières fois, de ses blagues au goût parfois fort douteux. Parfois, elle s'y rend dans le but de se participer avec enthousiasme et frénésie à ces instants de communion et de liesse sociale, probablement pour se rappeler qu'elle est en vie. Parfois, elle s'y retrouve simplement pour être seule parmi la foule.

(LE NOCTURNE) L’ennui a cela de terrible qu’il laisse à l’esprit le loisir de s’égarer dans les méandres des songes les plus obscurs. Eliza a coutume de vivre les errances torturées de sa pensée avec une douloureuse intensité. Lorsqu’on la voit assise, pensive au détour d’un couloir aseptisé, on se doute à peine de la tempête qui gronde derrière ses yeux déjà si transparents. La jeune femme se laisse aisément obnubiler par des considérations personnelles, existentielles ou sociétales diverses et, bien souvent, le fil de son raisonnement teinté d’un investissement émotionnel fort parvient à l’entraîner dans les sombres profondeurs d'une mélancolie au sens romantique, artistique du terme. Parfois, cette douce souffrance s’invite en elle sans crier gare, comme si la pâle noirceur du spleen était venue teinter son sang. Eliza a appris à sublimer cette brume d’esprit, à cohabiter avec cette compagne qui rend probablement son existence plus profonde, plus riche. De toute évidence, si elle cessait de lui rendre visite, elle viendrait à lui manquer.

(L'IMPROMPTU) Eliza n’avait jamais senti son coeur battre aussi fort que dans l’effervescence de cette foule matinale. L’anarchie la plus totale s’était emparée de la Colonie lorsque s'était répandue la nouvelle de l'ouverture de la trappe et c’était au milieu de ce profond chaos que la fortune lui imposait de prendre la décision la plus importante de son existence. La jeune femme joua des coudes jusqu’à l’ascenseur bondé dont les portes se refermèrent sous les clameurs de la foule. L’agitation qui s’était emparée de son cerveau l’empêchait de raisonner sur des bases solides. Il ne lui restait que la voix de l’intuition, la plus fiable peut-être. Elle ferma les yeux et prit une profonde inspiration. Dans son esprit résonnaient les notes d’une mélodie inédite et libre, de celles dont on ne parvient jamais à deviner la suite. 



pseudo/prénom aqualune/camille âge  27 fuseau horaire celui du vin rouge, du fromage et de la baguette. fréquence de connexion souvent ?  où avez-vous découvert le forum ? sur un topsite.  scénario ou inventé ? inventé. quelque chose à déclarer ?  où est le chocolat ?  crédits aqualune
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UPPER - Samek
Messages 82 CRÉDITS : lux aeterna (av), astra (sign)

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Message Sujet: Re: Eliza ➸ And I'll lie in the sound    07.12.17 21:59



J'aime ce que je lis (et ce que je vois, cette bouille quoi!) ♥️
Bienvenue!
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DOWNER - Citrine
Messages 113 CRÉDITS : Alaska ; endlesslove

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Message Sujet: Re: Eliza ➸ And I'll lie in the sound    07.12.17 22:42


Je fournis le chocolat

Bienvenue par ici, c'est un personnage qui promet de belles choses
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DOWNER - Lunien
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Message Sujet: Re: Eliza ➸ And I'll lie in the sound    07.12.17 22:48


Ouuuh ohlala, mais ce personnage a l'air de dééééchirrreeeer !
Officiellement bienvenue I love you hésite pas si tu as des questions !
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UPPER - Samek
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Message Sujet: Re: Eliza ➸ And I'll lie in the sound    08.12.17 0:39


Olalala
Le personnage promet déjà beaucoup trop ** Je valide tout

Alors bienvenue parmi nous !
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DOWNER - Agate
Messages 118 CRÉDITS : Avatar : Bonnie

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Message Sujet: Re: Eliza ➸ And I'll lie in the sound    08.12.17 4:28


Bienvenue parmi nous demoiselle
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UPPER - Zayin
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Message Sujet: Re: Eliza ➸ And I'll lie in the sound    08.12.17 5:53


C'est vrai qu'elle a la classe cette petite étrangère (mais le prénom de l'actrice mondieu la pauvre )

Bienvenue chez toi
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DOWNER - Lunien
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Message Sujet: Re: Eliza ➸ And I'll lie in the sound    08.12.17 7:01


J'vais copier tous mes voisins du haut en disant que je suis déjà fan de cette fiche et du personnage !  Courage pour la suite, j'ai hâte de la lire 8D Et bienvenue par ici of course !
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UPPER - Zayin
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Message Sujet: Re: Eliza ➸ And I'll lie in the sound    08.12.17 9:17


Bienvenue à toi mademoiselle !!
J'aime beaucoup ta plume et ton personnage, et que dire de cette idée de métier !
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DOWNER - Jaspe
Messages 136 CRÉDITS : Shiya

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Message Sujet: Re: Eliza ➸ And I'll lie in the sound    08.12.17 10:34


Bienvenue dans le coin !
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UPPER - Zayin
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Message Sujet: Re: Eliza ➸ And I'll lie in the sound    08.12.17 12:17


J'adore ton personnage!
Bienvenue!
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DOWNER - Jaspe
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Message Sujet: Re: Eliza ➸ And I'll lie in the sound    08.12.17 13:28


Olala mais quel accueil de folie !
Merci beaucoup à tous, vous êtes des amours !
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UPPER - Zayin
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Message Sujet: Re: Eliza ➸ And I'll lie in the sound    08.12.17 15:53


Autre chose: je suis en adoration devant ton kit! :D
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DOWNER - Jaspe
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Message Sujet: Re: Eliza ➸ And I'll lie in the sound    11.12.17 21:07


Merci beaucoup MVDD !! C'est Tuppence qui fait tout le travail avec son putain de regard expressif !

Oh joie, j'ai fini !
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UPPER - Lamed
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Message Sujet: Re: Eliza ➸ And I'll lie in the sound    12.12.17 15:49




Biiiienvenue ici toi ♥️ ♥️

Héhé trop contente de te voir sur le forum et avec ces choix qui plus est
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DOWNER - Jaspe
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Message Sujet: Re: Eliza ➸ And I'll lie in the sound    12.12.17 16:23




Hannn !! TROP HEUREUSE DE TE RETROUVER ICI  !!!

Merciiii beaucoup ma belle ! I love you
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Message Sujet: Re: Eliza ➸ And I'll lie in the sound    12.12.17 22:48



WELCOme !
bienvenue parmi nous !
Bienvenue à toi petit Padawan !

Oui, toi. Toi avec ta coupe mulet et cette frange à coucher dehors. Toi qui as maté tous les épisodes de Stranger Things en deux jours et qui rêve d’utiliser ton sabre laser pour enfin pouvoir faire griller tes marshmallows sans allumer un feu. Toi, petit Padawan, avec tes yeux de biche et ta plume qui me donne envie de chialer. Je sens que tu vas faire de grandes choses, comme récurer les toilettes des Dortoirs Hypnos. De toute manière t’as aucune idée de comment allumer un feu. Autant dire que t’es dans la merde.

Alors, avant de me harceler, moi et mes esclaves, avec des photos de ton chat, faire chialer mes humbles sujets avec tes rps (j’ai pas assez de mouchoirs alors commence pas), je souhaite t’accueillir dans ma secte… enfin confrérie. Je te souhaite bien du plaisir dans ces pas si verts pâturages de Two Worlds.

ta fiche était très musicale. Tout en point et contrepoints, à l'image d'Elizabeth. J'en ai dévoré chaque ligne, et j'ai bien hâte de faire de même pour ton enfant géniale. Il y a quelque chose de très tendre et de très fragile chez cette fille, je sens que je vais bien m'amuser à la froisser quelque peu... bienvenue parmi nous, bon jeu !
Bienvenue chez les... Gougounes ! Ton groupe de flood n'attend plus que toi. N'hésite pas à aller leur dire bonjour à te présenter !

Alors, enfile tes babouches, déboutonne ton jeans et rejoins-nous dans une aventure extraordinaire. Avant toute chose, si tu pouvais te laver les mains et apprendre l’ode en l’honneur du Fondateur ça serait cool, tu sais. Je dis ça, je dis rien, mais si tu connais pas la chanson d’ici une heure tu vas pas faire long feu.

le tour du proprio

Pour t’aider dans ta quête jeune Hobbit joufflu, je vais t’aider à découvrir le monde. Si tu te sens un peu trop seul, tu peux passer dans la recherche de rp et quémander l’appui d’une communauté surement prête à te tuer. Pour te faire des amis et attraper des pokemons, tu peux créer ta fiche de personnage en utilisant le modèle prévu à cet effet. S’il te vient l’idée de vouloir attraper une sirène, tu peux t’arrêter en dans le port des scénarios. Et si ta sirène n’a pas de visage, pas de personnalité non plus tu n’as qu’à venir poster un pré-lien. Peut-être que tu attraperas des belles plumes dans tes filets. Puis n'oublie pas que la loi c'est moi, donc viens flâner de temps à autre dans la partie des annonces, sous peine d'être paumé. Enfin, parce que c’est bien connu qu’on est plus fort ensemble, comme San Goku demande la foi du monde pour un genkidama swagger, nous avons besoin de tes feedbacks et de tes idées. N’hésite pas à nous bombarder avec celles-ci dans la boîte à idées. On prendra énormément de plaisir à les prendre en compte.

Mais en attendant jeune Padawan, coupe-moi cette frange et brule-moi ce mulet. Et puis, dis merci à la vie, dis-lui merci, chante la vie, danse la vie... ne sois qu’amour pour ton Fondateur. Je sais que t’as arrêté de lire à la seconde ligne, mais prends garde, qui n’écoute pas son Fondateur souffrira sa colère divine. Et c’est moche, c’est vraiment moche.


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Message Sujet: Re: Eliza ➸ And I'll lie in the sound    



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